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Avec des taux d’intérêt devenus négatifs, Generali France estime, que le fond euros à capital garanti fait partie du passé.

Pour rappel, Generali est un acteur majeur de l’épargne française. Premier assureur du marché français de l’épargne individuelle, 7 000 collaborateurs et plus de 8,5 millions de clients dont 2 millions en assurance vie et 50 milliards d’euros d’encours sur ses fonds euros.

Elit’Valorys est partenaire de Generali depuis longtemps car nous considérons Generali Patrimoine comme un acteur de référence et précurseur dans les solutions d’épargne. En tant que partenaire, nous avons reçu de Generali une lettre dédiée aux partenaires qui commence ainsi.

« Nous connaissons aujourd’hui un environnement de taux d’intérêt négatif que nous pensons durable. Sans remettre aucunement en cause l’intérêt de l’assurance vie, ce phénomène ne permettra plus à l’investissement en fonds euros de tenir à l’avenir sa promesse d’offrir simultanément garantie de capital, performance et liquidité journalière. »

Generali acteur financier réaliste concernant l’avenir du fond euros tel qu’on le connaît

Generali France jette un pavé dans la mare. Dans un contexte de taux d’intérêt négatifs, l’assureur a décidé d’envoyer un message fort aux épargnants. « On est entré en terrain inconnu et on se prépare à ce que cela dure. Nous croyons plus que jamais à l’assurance vie, mais compte tenu de cette situation sans précédent, il faut revisiter le modèle d’épargne. Le modèle de la sécurité absolue, de la liquidité permanente, de la garantie totale et à tout instant du capital, qui est finalement une réplication du modèle du Livret A, est à bout de souffle. Le monde du fonds euros roi est terminé ! », assène Jean-Laurent Granier, son PDG, dans un entretien aux « Echos ».

Un peu d’économie : Taux d’intérêt négatif et épargne

Le taux d’intérêt est, en situation normale, positif. Celui qui emprunte de l’argent paye un intérêt au prêteur.

Le taux d’intérêt négatif, lui, inverse cette situation. C’est l’emprunteur qui gagne de l’argent en remboursant moins que ce qu’on lui a prêté. Le prêteur est par conséquent le perdant.

Les banques centrales agissent sur les taux directeurs (taux d’intérêt des emprunts des banques commerciales à la banque centrale). En augmentant le taux directeur, elles freinent la hausse excessive des prix, et à l’inverse, pour stimuler l’économie, elles le diminuent.

Elles peuvent les baisser en territoire négatif, comme c’est le cas en zone euro depuis juin 2014. Aujourd’hui, les banques commerciales qui déposent des liquidités à la banque centrale en zone euro sont rémunérées à -0,40 %, c’est-à-dire qu’elles payent pour placer leurs excédents de trésorerie.

Cette stratégie est destinée à inciter les banques commerciales à prêter à l’économie. Le but est de relancer l’activité en évitant l’accumulation d’épargne improductive, en encourageant l’investissement et la consommation, et ainsi de faire baisser le chômage.

Les taux négatifs sont favorables aux emprunteurs : les États, les entreprises, mais également les particuliers empruntent à moindre coût. Cela soulage les finances publiques et favorise les achats immobiliers.

Les obligations d’État (ou emprunts d’État) sont donc négatives.

  • Définition : Les obligations d’État (ou emprunts d’État) sont des titres de créance émis par un État pour financer ses dépenses en empruntant des fonds sur les marchés financiers. Théoriquement, les emprunts d’État sont considérés comme des placements sûrs, car la probabilité de voir un État faire faillite est marginale.

Les obligations d’État sont des composantes majoritaires des fonds euros que vous trouvez en assurance vie par exemple.

Comment voulez-vous que votre banquier ou votre assurance vous garantissent vos capitaux et un taux de 1,5 % par an sur votre fond euros, alors que les composantes de ce fond euros coûte de l’argent chaque année du fait des taux négatifs.

C’est comme si un concessionnaire automobile vendait chaque voiture à perte. C’est une situation économique non viable sur la durée.

Generali donne le « LA »

La décision de cet acteur majeur pourrait donner le « la ». Selon Generali France, tout le monde pourrait y trouver son compte. « Nous voulons protéger l’épargne accumulée de nos assurés dans la sérénité et sur la durée. Le fait de constituer un matelas de sécurité en renforçant la provision pour participation aux excédents [une réserve qui permet de lisser les performances dans le temps, NDLR] est un élément essentiel », fait valoir le dirigeant de Generali.

Fond Eurocroissance

« Une stratégie patrimoniale, cela se construit avec du conseil et non un produit miracle. Pour tous les flux nouveaux, il faut installer un modèle qui permette de jouer à fond toute la diversification possible des supports éligibles à l’assurance vie. De ce point de vue, nous donnerons toute sa place à l’Eurocroissance », ajoute Hugues Aubry, membre du comité exécutif, en charge du marché de l’épargne et de la gestion de patrimoine.

Selon Generali France, les épargnants auraient ainsi tout intérêt à se diriger vers ce produit à mi-chemin entre les fonds euros et les unités de compte (des supports censés être plus rémunérateurs, mais qui n’offrent pas de garantie en capital).
L’Eurocroissance permet ainsi de donner une garantie seulement à un certain horizon et de ne protéger le capital que sur 80 ou 90 %.

Fonctionnement de l’Eurocroissance

Lors d’un investissement sur ce fonds, les souscripteurs déterminent le niveau de garantie des sommes versées nettes de frais (entre 80 % et 100 %) et la durée (entre 8 et 30 ans) au terme de laquelle la garantie est acquise.

L’objectif du fonds est de surperformer les fonds en euros et d’investir une partie du capital vers le financement de l’économie française, des petites et moyennes entreprises en particulier. (répartition à mi-2019 du fond eurocroissance)

Repartition eurocroissance

L’investissement net de frais sur le fonds G Croissance 2014 supporte un risque de perte en capital en cas de désinvestissement avant l’échéance ou d’un niveau de garantie partiel, les montants investis sur le fonds G Croissance 2014 étant sujets à des fluctuations à la hausse ou à la baisse dépendant de l’évolution des marchés financiers.

Ci-dessous les performances de l’Eurocroissance en date de fin juin 2019, vous remarquerez que le fait d’augmenter le capital garantit de 80 à 100 % sur une durée de 8 ans fait baisser la rentabilité de 25,87 % à 15,69 % soit en moyenne annuelle 3.23 % à 1,96 %

Performance eurocroissance

Vers une baisse significative des rendements des fonds euros

Pour faire cette bascule, l’assureur a décidé d’employer les grands moyens.
Il va d’une part baisser « très significativement » le rendement servi par ses fonds euros. « Jusqu’à présent, le marché baissait par des petites marches de 10 ou 20 points de base. Nous irons bien au-delà. C’est une question de responsabilité et de pédagogie vis-à-vis de nos clients. Les points de repère ont radicalement changé », annonce Hugues Aubry.

Generali France avait servi l’année dernière en moyenne entre 1,80 % et 1,90 % sur ses contrats, dans la moyenne du marché (1,83 %, selon les données de l’ACPR, le régulateur du secteur). « Nous ne voulons pas donner l’illusion qu’il serait encore possible de servir un rendement à 1,50 % pour un contrat en fonds euros alors que le taux sans risque est négatif », insiste Jean-Laurent Granier, sans dire jusqu’où l’assureur pourrait descendre.

De notre point de vue, il faut s’attendre à une baisse des rendements sur les fonds euros en 2019 de l’ordre de 25 à 40% selon les banques et compagnies.

Exigences à l’entrée

La filiale française du groupe italien a déjà pris d’autres mesures pour juguler la collecte en euros. Il va fermer cette année deux de ses fonds euros (Exilience et Euro Innovalia) qui totalisent plusieurs milliards d’euros d’encours. Autrement dit, ces fonds ne seront plus commercialisés.

Generali France va aussi poser des barrières à l’entrée sur le fonds euros. « Pour tirer pleinement les conséquences de ce contexte de taux, il faut être majoritairement en unités de compte sur la collecte et minoritairement en fonds euros », affirme Hugues Aubry.
Sur les nouveaux flux, l’assureur veut ainsi mettre une contrainte de 60 % d’investissements en unités de compte. Cette disposition sera applicable dès le 1er octobre 2019.

Il réfléchit aussi à rétablir en 2020 des frais d’entrée sur les fonds euros.

Une surprise ?

Pas vraiment. Cela fait plusieurs années que nous nous attendions à cela et nous n’avons pas attendu que Generali agisse pour conseiller et orienter nos clients sur des contrats avec une répartition allant de 70 % de fonds euros et 30 % d’unités de compte à 10 % de fonds euros et 90 % d’unités de compte.

Le graphique ci-dessous matérialise bien la descente des rendements des fonds euros et la forte montée de l’inflation (coût de la vie pour simplifier) depuis plusieurs années. 

Graphique baisse fond euros

Quoi faire face à la baisse des rendements ?

Reprendre le contrôle de votre épargne et, si vous ne pouvez le faire vous-même, mettre en place une stratégie d’investissement adaptée et diversifiée avec l’aide d’un professionnel. C’est notre métier et nous vous accompagnerons tout au long de la durée de votre contrat.

Je vous invite à consulter l’article sur notre site expliquant le fonctionnement de nos solutions, en l’occurrence ici l’assurance vie, et vous concentrer sur le chapitre « Assurance vie, répartition de son épargne »

@credits : Les echos

Pourquoi choisir Elit’Valorys pour optimiser votre épargne ?

 

  1. Du sur-mesure : Nous sommes convaincus d’une chose, tout contrat doit être le reflet de son épargnant et de ses objectifs.
  2. Un suivi : Nous assurons un suivi quotidien des contrats mis en place ensemble, avec un rapport trimestriel sur l’évolution de votre épargne
  3. Disponibilité : Plage horaire flexible, un seul numéro de téléphone et un conseiller unique qui vous connaîtra réellement.
  4. Contrats premium : Nous avons sélectionné des contrats de qualité offrant un large choix de possibilités tout en gardant à l’esprit qu’ils doivent rester accessibles à tous
  5. Indépendance : Notre indépendance est notre force, ce qui garantit l’objectivité de nos conseils sur le ou les contrats présentés
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  7. Expertise : Notre expertise peut avoir ses limites dans certains cas, c’est la raison pour laquelle nous travaillons en partenariat avec des notaires, experts-comptables, fiscalistes

 

Pour aller plus loin

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Optimisons ensemble.

David Pacouret

 

 

 

 

David Pacouret
Montpellier

scpi et assurance vie

scpi et assurance vie

SCPI, l’un des meilleurs placements à long terme, surtout pour les petits contribuables. Voilà ce que titrait un article de l’express en Avril 2019.

Une SCPI, ou Société Civile de Placement Immobilier permet d’investir indirectement dans l’immobilier, que ce soit de l’immobilier d’entreprise, de santé, d’éducation, de particulier.

Fonctionnement d’une SCPI

Une société de gestion récolte l’épargne de plusieurs particuliers (qui deviennent des porteurs de parts )pour se constituer un capital. Avec ce dernier elle achète de l’immobilier (logements neufs, commerces, bureaux, hôtels, crèches, écoles,… ). Elle assure ensuite la gestion du parc immobilier créé (gestion locative, travaux, transactions immobilières) et reverse régulièrement, souvent chaque trimestre, à ses porteurs de parts une partie des loyers encaissés, appelée quote-part.

Ce revenu locatif perçu par les particuliers est soumis à l’impôts et sujet à l’IFI. Comme dans tout investissement immobilier, le capital ou mise de départ n’est pas garanti et est sujet aux évolutions du prix de l’immobilier.

Vous avez surement déjà entendu parler d’investir dans de la « Pierre-Papier ». La SCPI en fait partie.

L’argent est bloqué ?

Non, avec les SCPI dites de « rendement » qui investissent majoritairement dans l’immobilier tertiaire, il est possible de vendre ses parts et de récupérer son argent en quelques semaines voire quelques mois. Pour les SCPI fiscales type « Pinel », il vous faut attendre la fin de votre engagement, pour une SCPI Pinel par exemple ce serait 9 ans. Cependant il faut bien souvent attendre quelques années supplémentaires pour récupérer toute l’épargne, le temps que le gestionnaire de la SCPI ait vendu l’intégralité du parc immobilier.

Les délais de vente constatés de parts de SCPI en directe sont souvent de plusieurs mois. De ce fait, avoir des SCPI en directe ne sous-entend pas avoir des « liquidités » en cas de besoin urgent.

Combien ça rapporte ?

En moyenne sur l’année 2018 4.35 %, avant impôts.

Avoir des SCPI dans une assurance vie, meilleur des deux mondes ?

Avec plus de 4 % de rendement moyen en 2018, les SCPI proposent plus du double des rendements des fonds euros (1.8 % en moyenne en 2018). Est-ce pour autant une alternative ?

Rendement des fonds en euros en baisse et volatilité des marchés financiers ont tendance à pousser les épargnants à mettre tous leurs espoirs dans la pierre, en particulier les SCPI. Les avantages sont nombreux, facile d’accès, ne nécessite pas de supporter la gestion locative et propose des performances très intéressante.
Quand un Livret A vous fait perdre plus de 1 % de pouvoir d’achat chaque année, une SCPI vous en fait gagner plus de 2 %, le constat est simple. Garder son épargne au sein des livrets vous fait perdre du pouvoir d’achat.

Beaucoup d’épargnants ne souhaitent pas alourdir leur imposition via l’achat de parts de SCPI mais souhaitent garder une certaine souplesse quant à la disponibilité de leur épargne et ne veulent pas non plus engendrer des frais de successions supplémentaires à leurs enfants par exemple.

C’est fort de ce constat que l’investissement dans des SCPI au travers d’un contrat d’assurance vie prend tout son sens.

En France, l »épargnant ne veut prendre aucun risque (massivement investi sur le fond euros de son contrat) et souhaite tout de même que cela lui rapporte. Dans le contexte actuel ce n’est plus possible, la SCPI reste une alternative intéressante avec la « tranquillité » du marché immobilier et un rendement supérieur aux fonds euros. En termes d’investissement, il faut garder en tête que son épargne doit à minima compenser l’inflation (le coût de la vie), soit 1.85 % en 2018.

SCPI et Assurance Vie avantages fiscaux

Avoir des SCPI au travers de son contrat d’assurance vie révèlent bien des avantages :

  • De bénéficier des avantages fiscaux et successoraux de l’assurance vie.
  • De profiter du fait que tous les intérêts générés chaque trimestre (une forme de loyer) soient intégralement réinvesties sur les SCPI en question.
  • De ne pas augmenter son imposition
  • De pouvoir capitaliser chaque trimestre et augmenter progressivement son capital.

Ainsi investir 50 000 € sur des SCPI au sein de son contrat d’assurance vie permet après 10 ans d’avoir non plus 50 000 € d’investi mais quasiment 70 000 € du fais de l’accumulation des intérêts trimestriels.

Fiscalement loger une SCPI dans une assurance-vie permet à l’assuré d’échapper à la lourde fiscalité des revenus fonciers, au profit de celle, bien plus clémente, de l’assurance-vie.
Il bénéficie aussi de modalités d’imposition favorables après un décès, grâce aux larges exonérations de droits de succession.

Quant à la liquidité, qui peut être problématique avec des SCPI en direct, l’assureur en fait son affaire : il assure le rachat des parts lorsque l’épargnant désire s’en séparer. L’assuré est donc certain de pouvoir récupérer son argent sous quelques semaines, contre plusieurs mois ou années s’il détient en direct des SCPI.

Profiter de la stabilité et des rendements des SCPI tout en optimisant sa fiscalité via l’assurance vie, le tout en bénéficiant des exonérations de successions de cette dernière. 

Investir dans une SCPI, combien ça coûte ?

Investir dans une SCPI, que ce soit en directe ou au travers d’un contrat d’assurance vie engendre des frais, entre 4 et 9 % voire 12 % pour certaines. Comptez deux ans pour absorber les frais d’investissements.

Au premier abord cela peut paraître élevé, mais rappelez-vous les frais de notaire lors de votre dernier achat immobilier… Gardez en tête que c’est un investissement à considérer à minima sur une période de 10 ans

SCPI dans une assurance vie, combien ça rapporte ?

Avoir des SCPI dans son contrat d’assurance vie vous rapportera moins que d’avoir la SCPI en directe (comptez entre 3 et 4 % par an). En revanche cela vous apportera de la souplesse, d’éviter de payer d’impôts sur les intérêts trimestriels (sauf en cas de retrait) et d’optimiser votre succession.

Madelin, PERP, contrat de capitalisation aussi…

Investir dans une SCPI peut également se faire au travers d’autres solutions d’investissement, notre sélection de contrats via nos partenaires nous permet de proposer des SCPI à nos clients dans :

Pourquoi choisir Elit’Valorys pour investir dans une SCPI via un contrat d’assurance vie ?

 

  1. Du sur-mesure : Nous sommes convaincus d’une chose, tout contrat doit être le reflet de son épargnant et de ses objectifs.
  2. Un suivi : Nous assurons un suivi quotidien des contrats mis en place ensemble, avec un rapport trimestriel sur l’évolution de votre épargne
  3. Disponibilité : Plage horaires flexible, un seul numéro de téléphone et un conseiller unique qui vous connaîtra réellement.
  4. Contrats premium : Nous avons sélectionné des contrats de qualité offrant un large choix de possibilités tout en gardant à l’esprit qu’ils doivent rester accessible à tous
  5. Indépendance : Notre indépendance est notre force, ce qui garantie l’objectivité de nos conseils sur le ou les contrats présentés
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  7. Expertise : Notre expertise peut avoir ses limites dans certains cas, c’est la raison pour laquelle nous travaillons en partenariat avec des notaires, experts-comptables, fiscalistes

 

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David Pacouret

 

 

 

 

David Pacouret
Montpellier

 

On en parle souvent mais on ne mesure pas forcément les effets de la hausse des prix (inflation) sur la rentabilité réelle de votre épargne. Dans un contexte de taux bas, les effets de l’inflation sont d’autant plus redoutables sur les placements les plus sécuritaires. Explications. Lire la suite

C’est un réflexe très partagé. A la naissance du petit dernier, ses parents lui ouvrent un livret A. Les anniversaires, fêtes, Noël, etc., sont autant d’occasions de gonfler cette tirelire. Et de se dire qu’à sa majorité, ce petit capital servira à financer ses études ou son permis de conduire.

Cette solution a l’avantage de la simplicité. Mais il y a mieux à faire en optant pour une assurance vie, de qualité s’entend ! Trois raisons à cela.

1er raison : Le rendement en faveur de l’assurance vie

La première est une question de rentabilité. En 2017, le livret A rapportait 0,75 % quand les fonds en euros de l’assurance vie servaient entre 1,6 % et 2 % (net de taxes sociales), pour une garantie identique en capital. Ce sera encore le cas cette année.
Et sur une longue période, le match « livret A versus fonds en euros » tourne sans conteste à l’avantage du second.

Livret A sur 10 ans avec 1000 €

Assurance Vie sur 10 ans avec 1000 €

Assurance Vie sur 10 ans avec 1000 € gestion Elit’Valorys

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le livret Jeunes ? Certes, il rapporte davantage, 1,50 ou 1,75 % dans la plupart des banques, 2 % chez les mieux-disant, mais il est réservé aux 12-25 ans et est plafonné à 1 600 euros. A utiliser pour gérer l’argent de poche, pas plus.

Un contrat souscrit tôt permet une allocation performante.

En d’autres termes plus tôt vous mettez en place une assurance vie pour vos enfants, plus la somme des intérêts sera importante

2ème raison : Durée = Opportunités

Second argument qui plaide en faveur de l’ouverture d’un contrat dès le plus jeune âge : l’horizon de placement.
« L’assurance vie multisupports permet de réaliser un investissement bien plus diversifié et modulable dans le temps que le livret A, souligne Corinne Caraux, directrice de l’ingénierie patrimoniale au Conservateur. Si le placement est ouvert dès le plus jeune âge, on dispose d’un temps assez long pour pouvoir investir en partie sur des fonds en actions, qui sont source de plus de performance sur la durée. »

Profitez de notre expertise à Montpellier et dans l’Hérault pour faire bénéficier à vos enfants d’un placement moderne qui les suivra durant de longues années et qui s’adaptera à leurs projets futurs.

Seule limite pour les parents : rester dans le cadre de l’article 385 du Code civil, donc « apporter dans la gestion des biens du mineur des soins prudents, diligents et avisés, dans le seul intérêt du mineur ». En mixant fonds en euros garanti et supports actions, vous serez dans les clous.

3ème raison : Pas de plafond dans l’assurance vie

Enfin, troisième avantage, l’assurance vie n’est pas plafonnée en montant (22 950 euros pour le livret A) ni en nombre de contrats, ce qui en fait un réceptacle adapté pour les sommes rondelettes reçues par donation ou succession. Convaincu ? Il faut maintenant s’entendre sur la marche à suivre. L’assurance vie s’ouvre sans condition d’âge, même si votre enfant n’a que quelques semaines.

Il revient à ses deux parents – juridiquement il s’agit de ses représentants légaux – de signer la mise en route du contrat. Pour les familles monoparentales, la situation est à peine différente, avec une forte simplification depuis 2016.

Attention, même en cas de donation importante, les grands-parents, ne peuvent pas représenter l’enfant. L’accord des représentants légaux, en l’occurrence les parents, sera toujours nécessaire au démarrage d’un contrat.

Ensuite, les mêmes signatures seront requises pour les actes de gestion : versements, rachats, arbitrages. La mise en place de versements programmés par virement bancaire se fait dans les mêmes conditions. A noter, lorsque l’enfant a plus de 12 ans, il peut apporter son consentement en signant le bulletin d’adhésion et les avenants liés aux opérations. Pour autant, la signature des représentants légaux reste indispensable. Dernier point important, sachez qu’un mineur ne peut pas désigner ses bénéficiaires, c’est-à-dire les personnes qui percevraient le capital au cas où il viendrait à décéder. La clause bénéficiaire sera automatiquement renseignée de la sorte : « mes héritiers selon la dévolution successorale ».

Voilà pour le cadre. Reste à alimenter le contrat. Juridiquement, il faut que l’enfant soit propriétaire des fonds qui vont être investis dans l’assurance vie, donc qu’il ait reçu cet argent par présent d’usage (petites sommes) ou par donation.

Clarifions d’emblée le sujet : à quel moment bascule-t-on du présent d’usage au don manuel, plus encadré et potentiellement taxable (voir p. 103) ? « Aucun montant n’est fixé par l’Administration, le présent d’usage devant rester lié à un événement et être sans excès par rapport au niveau de vie et de patrimoine du donateur, explique Marie-Hélène Poirier, directrice juridique et fiscale chez Swiss Life. Au-delà, il s’agit d’un don manuel. »

Une enveloppe souple pour les dons manuels

Si les présents d’usage échappent à toute taxation, les dons manuels, eux, peuvent bénéficier d’abattements fiscaux (100 000 euros tous les quinze ans par parent pour chaque enfant, 31 865 euros par grand-parent pour chaque petit, 5 310 euros par arrière grand-parent, autant d’abattements cumulables entre eux). Il faudra en parallèle déposer une déclaration au fisc via le formulaire n° 2735.

Bon à savoir, la donation en assurance vie peut être régie par un pacte adjoint. « Cet acte, réalisé sous seing privé, permet d’éviter que votre enfant ou petit-enfant, devenu jeune adulte, ne dilapide ses économies, explique Marie-Hélène Poirier. On peut ainsi fixer un âge minimal pour le retrait des fonds ou les demandes d’avance – qui ne peut toutefois excéder 25 ans – , ou encore pour autoriser les arbitrages. » Ce document permet également d’inclure une clause de représentation qui autorise à confier la gestion du contrat à un tiers, par exemple les grands-parents.

Attention, les dons manuels sont en principe rapportables à la succession du donateur si leurs bénéficiaires sont les héritiers légaux. « Les dons sont considérés comme une avance sur la succession, rappelle Marie-Hélène Poirier. Si vous souhaitez éviter que cette règle s’applique, il faut le mentionner dans le pacte adjoint par une clause de dispense de rapport. Quant aux parents ou grands-parents qui préfèrent recourir à une donation devant notaire, toutes les clauses du pacte adjoint doivent impérativement être précisées dans l’acte notarié de donation, celui-ci n’est pas modifiable a posteriori. »

Une fois le contexte bien balisé, place à la mise en pratique. Et là, gare aux erreurs d’aiguillage. Nombre d’établissements ont lancé des contrats dédiés aux mineurs. Mais il faut savoir où l’on met les pieds. Exemple avec le contrat Gulliver, chez LCL (tout récemment fermé à la vente). Sur cette assurance vie, le montant des versements annuels était contractuellement limité à 5 000 euros, ce qui ne permettait pas de recevoir une donation avec pacte adjoint. Sauf projet spécifique ou contrat de bonne qualité (par exemple à La France Mutualiste ou à la MIF), évitez ces offres étiquetées « enfants » et optez plutôt pour un bon contrat « classique », la plupart étant accessibles aux mineurs.

En réalité, tous les assureurs sont attentifs au segment de la jeunesse qui représente une part croissante de leur chiffre d’affaires. Illustration : sur les quatre premiers mois de 2018, 22 % des nouveaux adhérents de l’Afer, la célèbre association d’épargnants, avaient moins de 18 ans, c’est dire ! Concernant les donations avec pacte adjoint, des documents préremplis vous attendent dans toutes les compagnies.

A 18 ans, le changement de régime est net. Sauf dispositions contraires (pacte adjoint), votre enfant peut désormais lui-même gérer son contrat ou en souscrire un autre. Si l’assurance vie dont il dispose est jugée décevante, il est alors temps de la clôturer pour en souscrire une de meilleure facture.

Notre Avis : Horizon de placement de 15 à 20 ans, un placement qu’il pourra utiliser en tant qu’adulte pour son épargne, l’assurance vie est définitivement une très bonne opportunité à offrir à votre enfant.
Nous vous invitons à consulter notre article complet sur le fonctionnement de l’Assurance Vie et pour aller plus loin, l’article sur l’Assurance Vie avec Participation aux Bénéfices Différée

 

Crédit : Frédéric Giquel (mieuxvivre-votreargent.fr)
Crédit photo : Nirvana Nevermind

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  1. Du sur-mesure : Nous sommes convaincus d’une chose, tout contrat doit être le reflet de son épargnant et de ses objectifs.
  2. Un suivi : Nous assurons un suivi quotidien des contrats mis en place ensemble, avec un rapport trimestriel sur l’évolution de votre épargne
  3. Disponibilité : Plage horaires flexible, un seul numéro de téléphone et un conseiller unique qui vous connaîtra réellement.
  4. Contrats premium : Nous avons sélectionné des contrats de qualité offrant un large choix de possibilités tout en gardant à l’esprit qu’ils doivent rester accessible à tous
  5. Indépendance : Notre indépendance est notre force, ce qui garantie l’objectivité de nos conseils sur le ou les contrats présentés
  6. Accessibilité : Ne vous déplacez pas, nous venons à vous ! (Montpellier, Hérault et Gard)
  7. Expertise : Notre expertise peut avoir ses limites dans certains cas, c’est la raison pour laquelle nous travaillons en partenariat avec des notaires, experts-comptables, fiscalistes

 

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David Pacouret

 

 

 

 

David Pacouret
Montpellier

Les bases de l’assurance vie

Avant de vous lancer dans l’exploration de la particularité d’un contrat d’assurance vie avec Participation aux Bénéficies Différée (PBD), je vous propose si ce n’est déjà fait de consulter notre page sur ce que doit être un bon contrat d’assurance vie  aujourd’hui et son fonctionnement.

Le méconnu des contrats d’assurance vie

Réservé trop souvent à une clientèle haut de gamme et souvent méconnu de bon nombre de conseiller patrimoniaux, l’assurance vie et le contrat de capitalisation, à participation aux bénéfices différée est pourtant un contrat non dénué d’intérêt bien au contraire, c’est à notre sens un outil puissant permettant d’allier les avantages et les atouts de l’assurance vie classique et son optique de placement à moyen et long terme tout en optimisant fiscalement les retraits prévus sur les 8 prochaines années.

PBD dans l’assurance vie, qu’est ce que c’est ?

C’est un mécanisme qui permet de séparer les intérêts générés du capital investit durant les 8 premières années. Ce contrat à donc deux compartiments, celui des capitaux versés, et celui des bénéfices (plus values, intérêts, appelez cela comme vous voulez)

Pendant les 8 premières années du contrat, 100 % des intérêts sont mis en réserve par la compagnie dans un compte à part géré par l’assureur et constituent la provision pour Participation Aux Bénéfices. Cette provision est sécurisée et capitalisée.

A la 8ème année, le mécanisme de la participation aux bénéfices différée prend fin. La totalité des produits affectés à la provision pour Participation Aux Bénéfices est alors versée sur votre contrat. Désormais votre contrat fonctionne comme un contrat d’assurance vie classique.

Durant les 8 premières années les retraits partiels sont possibles, en revanche tout retrait total (clôture du contrat) entraîne la perte de la provision (des bénéfices cumulés).

Pour faire simple, durant les 8 premières années tout retrait ne pourra ce faire que sur les capitaux investis, et comme vous le savez, la fiscalité de l’assurance vie sur les retraits ne concerne que les plus values, appelé bénéfices ci-dessus…

Fonctionnement du contrat à participation aux bénéfices différée

Il y a un premier compartiment sur lequel se trouve les capitaux investis, au regard de la stratégie d’investissement choisit (cf Assurance, la répartition de son épargne)
Le deuxième compartiment est dédié à recevoir les intérêts générés des capitaux investis, avec une gestion de long terme (support euro par exemple) définie par l’assureur.

L’intérêt de ce fonctionnement en est simple, puisque les bénéfices ne sont pas capitalisés dans le compartiment de vos versements durant les 8 premières années mais dans un compartiment à part, cela veut dire que tout retrait effectué durant cette phase n’est pas fiscalisé. Vous ne retirez que du capital !

Attention toute fois, suivant le contrat et la compagnie, ce mécanisme peut être réservé uniquement pour les capitaux investis sur les fonds euros.

Ce principe est donc parfait pour la mise en place de retraits réguliers tout en maîtrisant la fiscalité.

Le schéma résume très bien l’intérêt principal de ce type de contrat et il vient souvent en complément avec un autre contrat d’assurance vie classique. Un contrat avec stratégie long terme, et le contrat PBD avec une stratégie moyen terme (10 ans)

Après 8 ans, le contrat fonctionne comme un contrat d’assurance vie classique.

Les inconvénients d’un contrat d’assurance vie à participation aux bénéfices différée

Le produit parfait n’existant pas, il y a bien entendu des inconvénients mais qui ne sont, à notre sens pas bloquant.

Le premier et le plus important, toute fermeture du contrat (retrait total) avant les 8 ans entraînera automatiquement la perte des bénéfices générés.
En cas de retrait massif, il faudra veiller (votre conseiller patrimonial est là pour) à ce que les retraits ne dépassent pas le minimum requis pour que le contrat ne soit pas clôturé par la compagnie.

Le deuxième inconvénient réside dans le fait que souvent les contrats d’assurance vie avec Participation Aux Bénéfices différée ont des frais de gestion un peu plus élevés que les contrats classiques (0.1 à 0.3%)

Le dernier n’est pas un inconvénient mais plutôt une vigilance à avoir, car certains contrats en cas de décès de l’assuré avant les 8 ans entraîne la perte de la provision, donc des bénéfices.
Pour palier à cela, une possibilité est de souscrire une assurance décès ou une garantie décès plancher indexée au sein du contrat, moyennant des frais supplémentaires (0.3 à 0.5 %)

Nous avons rigoureusement sélectionné des contrats garantissant le versement par anticipation des bénéfices générés lors du décès de l’assuré avant les 8 ans.

En conclusion

Cette solution est idéale pour celui qui dispose d’un capital à investir et qui souhaite rapidement en retirer des revenus complémentaires réguliers en optimisant sa fiscalité grâce au mécanisme de la participation aux bénéfices différée.

Exemple type de l’entrepreneur ayant vendu son entreprise juste avant sa retraite et qui désire percevoir un complément de revenus tout en faisant fructifier son capital investi.

 

Pourquoi choisir Elit’Valorys pour le choix et le suivi de votre assurance vie ?

 

  1. Du sur-mesure : Nous sommes convaincus d’une chose, tout contrat doit être le reflet de son épargnant et de ses objectifs.
  2. Un suivi :Nous assurons un suivi quotidien des contrats mis en place ensemble, avec un rapport trimestriel sur l’évolution de votre épargne
  3. Disponibilité : Plage horaires flexible, un seul numéro de téléphone et un conseiller unique qui vous connaîtra réellement.
  4. Contrats premium : Nous avons sélectionné des contrats de qualité offrant un large choix de possibilités tout en gardant à l’esprit qu’ils doivent rester accessible à tous
  5. Indépendance : Notre indépendance est notre force, ce qui garantie l’objectivité de nos conseils sur le ou les contrats présentés
  6. Accessibilité : Ne vous déplacez pas, nous venons à vous ! (Montpellier, Hérault et Gard)
  7. Expertise : Notre expertise peut avoir ses limites dans certains cas, c’est la raison pour laquelle nous travaillons en partenariat avec des notaires, experts-comptables, fiscalistes

 

Pour aller plus loin

Rien de plus simple, contactez moi via mail ou téléphone. 

Optimisons Ensemble.

David Pacouret

 

 

 

 

David Pacouret
Montpellier

Bien trop souvent vu uniquement comme un placement financier sans risque, le contrat d’assurance vie est LA boîte à outils de l’épargnant aux multiples facettes.

Il offre de nombreux avantages, possibilité étendu de diversifier son épargne (Fonds euros, Unités de Comptes, SCPI, OPCI, ETF voir Titre Vif « action » ), fiscalité des retraits, outil retraite ou encore pour préparer sa succession.

Assurance Vie, késako ?

L’assurance vie est une solution d’épargne à moyen et long terme avec pour objectif de se constituer ou développer un capital, optimiser sa succession, en complément de retraite, constituer un apport pour un futur achat immobilier, diversifier ses placements financiers, etc…
A ne pas confondre avec l’assurance décès qui consiste à verser à son décès un capital définit à la souscription en contre partie de cotisations versées à perte dans la très grande majorité des cas (nous avons une solution où les cotisations ne sont pas versées à perte)

Assurance Vie, répartition de son épargne

L’assurance vie est trop souvent, à tort, mise en avant avec son fond euros. Pour faire un parallèle simple, c’est comme présenter une voiture uniquement par la consommation de son moteur.
Investir dans une assurance vie ne peut et ne doit pas se résumer au simple fond euros, voici un petit récapitulatif des possibilités d’investissements offertes dans un très bon contrat d’assurance vie.

  1. Les supports en euros (fonds euros) : peu rentables (souvent inférieur à 2 %), ils présentent l’avantage de garantir le capital à tout moment
  2. Les supports Euro-croissance : Arrivés en 2014, ils offrent une perspective de rendement un peu plus élevée que les fonds euros classiques à ceci près que le capital n’est garantie qu’au terme de l’échéance prédéfinie (6-8-10-12 ans). Si un retrait est effectué avant, une perte partielle peut être constatée.
  3. Les supports en Unités de Comptes et ETF : Ces supports très variés permettent de diversifier son épargne. La part de risque est variable suivant le support, et le rendement peut être négatif dans certains cas comme positif dans beaucoup. Sur une période de 10 ans, aucun support que nous avons conseillé à nos clients n’est en dessous d’une moyenne de 3 % par an. Les plus performants sont entre 22 et 32 % en moyenne. Cependant le capital n’est pas garanti.
  4. Les supports SCPI, OPCI, SCI : C’est ce qu’on appelle plus communément la « pierre papier ». Dans ce cas de figure, vous investissez dans une part d’immobilier commercial, résidentiel, de structure type crêche, école ou bien résidence sénior. Ces supports permettent de bénéficier de la stabilité et la solidité de l’immobilier tout en bénéficiant d’un rendement plus élevé que via un fond euros.
  5. Les supports « Vif » : Disponible dans de très (trop) rares contrats d’assurance vie, c’est tout simplement la possibilité d’investir une partie de votre épargne dans une ou plusieurs actions (Total, Amazon, Facebook, l’Oréal, Google, Renault, etc), le tout dans le cadre fiscal de l’assurance vie.

Pour chaque profil de client (situation familiale, professionnelle, patrimoniale, profil investisseur, objectifs) peut être définie une répartition « sur-mesure » de l’épargne au sein du contrat d’assurance vie sur un ou plusieurs types supports comme présenté ci-dessus.

Pour illustrer nos propos, ci-dessous un exemple de répartition pour un de nos clients de Montpellier ayant un contrat de moins de 12 000 €, cette répartition comporte un fond euro et trois unités de comptes.

Comme vous le voyez, la répartition est faite pour bénéficier des opportunités de gains des Unités de Comptes sans pour autant mettre tous les œufs dans le même panier. Ce contrat d’assurance vie a rapporté 6.8 % net sur l’année 2017.

Investir sur un contrat d’assurance vie de quelle manière ?

Il est possible d’investir dans un contrat d’assurance vie sous 3 formes :

Le versement initial : Il correspond au versement (à partir de 1000 €) que vous faites lors de la souscription du contrat. Il peut être émis par chèque, virement ou prélèvement automatique (selon les compagnies d’assurance vie).

Les versements complémentaires libres : vous placez de l’argent sur votre contrat d’assurance vie quand vous le souhaitez. Les compagnies imposent souvent un montant minimum (entre 500 et 750 € selon le contrat)

Les versements complémentaires programmés : Vous définissez un montant (à partir de 100 € par mois) et une fréquence qui peut être mensuelle, trimestrielle, semestrielle ou annuelle pour investir sur votre contrat d’assurance vie, en choisissant les supports de réception (fonds euros, uc, etc)
Les versements sont automatiquement prélevés par la compagnie sur votre compte. Vous pouvez interrompre à tout moment ces versements ou modifier la fréquence et le montant (en respectant la somme minimale du contrat) sans incidence fiscale pour le contrat.

Attention : il n’y a aucune obligation dans les versements complémentaires. Le souscripteur peut s’il le souhaite ne verser qu’une seule prime unique (versement initial).

Mettre en place des versements complémentaires programmés reste la meilleure option pour se constituer doucement une épargne en intégrant les versements à son budget mensuel. Cela permet également d’avoir une stratégie d’investissement limitant le risque (éventuel)

Les frais du contrat d’assurance vie

Il existe plusieurs catégories de frais :

  • Les frais d’entrée et les frais prélevés à chaque versement : ces frais peuvent varier de 0,5% à 5% selon les contrats.
  • Les frais de gestion : ils correspondent à la rémunération de l’assureur. Ils sont calculés sur la totalité de l’épargne constituée. Il faut compter en moyenne entre 0,5% et 1,5% pour les contrats en unités de compte. On distingue les frais de gestion sur le fonds euro de la compagnie d’assurance vie et les frais de gestion sur les supports en unités de compte.
  • Les frais d’arbitrage : les frais sont prélevés sur le montant des sommes transférées d’un fonds à l’autre. Dans certains contrats, ces frais peuvent atteindre 1% des sommes arbitrées.

Une partie des frais de votre contrat d’assurance vie est rétribuée à votre conseiller indépendant, comme Elit’Valorys. Ces frais étant calculé sur la totalité des capitaux, plus vous gagner de l’argent plus votre conseiller aussi…

Les options d’un bon contrat d’assurance vie

Comme une voiture, un bon contrat d’assurance vie se doit d’avoir des options permettant d’adapter encore un peu plus le contrat à vos besoins et d’optimiser la stratégie d’investissement.

Les Garanties Décès

  • La Garantie Décès Plancher : elle assure un capital minimum garanti correspondant généralement aux versements effectués net de frais, quelle que soit la valeur de votre contrat au moment du décès.
  • La Garantie Décès Majorée : elle transmet aux bénéficiaires le capital investi, diminué des frais et des rachats mais revalorisé selon un taux prédéfini par la compagnie.
  • La Garantie Décès Cliquet : elle transmet aux bénéficiaires le capital au plus haut historique atteint par la valeur du contrat depuis la souscription.

Ces garanties sont souvent payantes et contribuent à faire baisser le rendement de votre contrat, ceci n’est pas indispensable à notre sens sauf si l’option est gratuite dans le contrat

Les Options d’arbitrage

La notion d’arbitrage sur un contrat d’assurance vie se réfère au fait de déplacer une partie de l’épargne d’un support à un autre.

Exemple, vous avez un contrat à 100 % sur le fond euro et vous prenez 25 % des capitaux pour les investir sur un support immobilier. La répartition du contrat sera après l’opération, de 75 % sur le fond euros et 25 % sur le support immobilier.

  • La sécurisation des plus-values définit un seuil au-delà duquel les intérêts réalisés sur des unités de compte sont transférés sur un fonds en euros
  • La dynamisation des plus-values arbitre les intérêts réalisés sur des fonds en euros vers des supports plus rentables tel que unités de compte, scpi, etc.
  • Stop-loss, définit une limite de baisse qui désinvesti automatiquement du support en question vers le fond euros par exemple
  • L’investissement progressif prévoit des versements programmés avec la possibilité de les réorienter par la suite sur d’autres supports.

Nous conseillons très souvent l’option de sécurisation des plus values, qui, si le seuil est bien défini, est l’outil parfait pour sécuriser les intérêts réalisés par les supports autres que les fonds euros.

Les Retraits et les avances

  • Le retrait total : permet de retirer l’intégralité des capitaux du contrat. Il entraîne la clôture du contrat et la perte de l’antériorité fiscale.
  • Les retraits partiels : permettent de récupérer ponctuellement une partie du capital investi, de manière occasionnelle ou programmée avec des retraits mensuels, trimestriels, etc.
  • L’avance : ne modifie pas la rentabilité du contrat puisque le montant retiré n’est pas déduit de l’épargne  mais « prêté » par l’assureur avec échéance de remboursement définie lors de la demande et moyennant intérêts.

S’il y a bien une option méconnue des possesseurs d’assurance vie, c’est l’avance. Outil parfait pour disposer d’une partie de son épargne sans procéder à un désinvestissement lié à un retrait.
Cas typique, vous avez une rentrée d’argent sûre dans 3 mois, mais entre temps vous devez changer de voiture…

Les différents type de gestion d’un contrat d’assurance vie

Il existe plusieurs modes de gestion proposés par les Compagnies d’Assurance vie.

  • La gestion libreVous répartissez vous même votre épargne entre les différents supports disponibles dans le contrat d’assurance vie en fonction de votre profil d’investisseur, de vos objectifs de rentabilité et de votre niveau de risque.
    Vous gérez votre contrat d’assurance vie en toute liberté
  • La gestion pilotée Vous donnez un mandat à votre courtier ou à une société de gestion pour gérer votre contrat à votre place
  • La gestion sous mandat : Vous déléguez la gestion du contrat d’assurance vie à une société de gestion homologuée par la compagnie d’assurance vie.

Nous avons opté depuis de nombreuses années sur la gestion conseillée et éducative car nous sommes convaincus que la première des nécessités est de comprendre le fonctionnement et l’intérêt de telle ou telle action.

L’assurance vie, outil majeur de la transmission

Outil de préparation de succession, l’assurance vie n’est pas uniquement une enveloppe de détention de placements financiers. Elle permet, si vous le souhaitez, de désigner un ou plusieurs bénéficiaires autres que les héritiers légaux, de privilégier telle ou telle personne.
C’est la raison pour laquelle on entend souvent dire que l’assurance vie est, en cas de dénouement par décès du souscripteur,  hors succession. D’où l’importance de bien remplir la clause bénéficiaire lors de la souscription.

Par exemple, le conjoint survivant ou le partenaire pacsé survivant est exonéré de droits de succession. Cela veut dire qu’en tant que bénéficiaire d’un contrat d’assurance vie, il ne doit payer aucuns impôts d’après les sommes qui lui sont versées en cas de décès du conjoint.

Il convient toute fois de faire la distinction entre les versements effectués avant et après 70 ans du souscripteur, car les versements effectués après 70 ans font partie intégrante de sa succession.

  • Versements avant 70 ans
    Jusqu’à 152 500 € par bénéficiaire, aucun impôt. Au-delà de 152.500 euros, c’est un barème à deux tranches qui s’applique :

– taux de 20% de 152.501 à 852.500 euros
– taux de 31,25% au-delà de 852.500 euros

  • Versements après 70 ans
    Au delà de 30 500 € de versements,  soumis aux barèmes de droits de succession

Ce prélèvement est dû par chaque bénéficiaire.

Toutefois tous les contrats ne sont pas soumis à ce régime fiscal. Trois paramètres entrent en ligne de compte :

  1. la date de souscription du contrat (avant ou après le 20 novembre 1991)
  2. le moment où les versements ont été effectués (avant ou après le 13 octobre 1998)
  3. l’âge du souscripteur au moment des versements (avant ou après 70 ans)

En fonction de la situation de chacun, la fiscalité peut être plus ou moins intéressante. Les contrats les plus anciens bénéficient d’une exonération d’impôt totale.

 

La fiscalité des retraits sur un contrat d’assurance vie

Une date à retenir, le 27 Septembre 2017, date à laquelle la fiscalité des intérêts sur les retraits d’un contrat d’assurance vie a été modifiée.

En cas de retrait (contrats souscrits depuis le 26/09/1997)

Versements avant le 27 septembre 2017

  • Contrat âgé de moins de 4 ans : imposition des plus values à l’impôt sur le revenu ou, sur option, par un prélèvement forfaitaire libératoire (PFL) au taux de 35% + prélèvement sociaux de 17.2 %
  • Entre 4 et 8 ans : imposition des plus values à l’impôt sur le revenu ou, sur option, par un PFL au taux de 15% + prélèvement sociaux de 17.2 %
  • Après 8 ans : abattement annuel sur les plus values de 4 600 euros (9.200 euros pour un couple marié ou pacsé). Imposition de la fraction excédentaire à l’impôt sur le revenu ou, sur option, par un PFL au taux de 7,5% + prélèvement sociaux de 17.2 %

Versements après le 27 septembre 2017

  • Fiscalité identique durant les 8 premières années : imposition des plus values à l’impôt sur le revenu ou, sur option, par un PFL au taux de 12.8% + prélèvement sociaux de 17.2%
  • Après 8 ans : Abattement annuel sur les plus values de 4 600 euros ou 9 200 euros, au dessus intervient l’imposition sur le revenu ou le PFL de 7,5% + prélèvement sociaux de 17.2%  jusqu’à 150.000 euros de versements (nets de retraits et tous contrats confondus), au delà c’est le PFL de 12.8% qui s’applique.

La fiscalité des retraits est assez complexe pour faire perdre le fil à l’épargnant, que vous soyez de Montpellier et ses environs (Hérault et Gard), n’hésitez pas à nous contacter pour une explication personnalisée.

Et vous, avez vous le bon contrat et le bon conseiller ?

Si vous avez fait l’effort de lire l’intégralité de cet article, vous êtes sur le point de peut-être vous poser des questions telles que :

  • Pourquoi n’ai-je pas de contrat d’assurance vie ?
  • Il date de quelle année mon contrat ?
  • Il me rapporte combien en moyenne par an ?
  • Qui m’aide à suivre mon épargne ?
  • Ma stratégie d’investissement faite il y a quelques années est elle toujours pertinente ?
  • Est ce le même conseiller qui me suit depuis le début ?
  • Mon contrat est-il encore compétitif ?
  • Ma clause bénéficiaire est elle à jour ?
  • Sur mon dernier retrait, mon conseiller m’a t’il expliqué le choix de la fiscalité sur les intérêts ?
  • Toute mon épargne est sur le fond euros, est ce judicieux ?
  • J’ai un projet futur mais mon épargne actuelle ne suffira pas, comment faire ?

A votre tour de vous posez d’autres questions (et à nous d’y répondre)

 

Pourquoi choisir Elit’Valorys pour le choix et le suivi de votre assurance vie ?

 

  1. Du sur-mesure : Nous sommes convaincus d’une chose, tout contrat doit être le reflet de son épargnant et de ses objectifs.
  2. Un suivi : Nous assurons un suivi quotidien des contrats mis en place ensemble, avec un rapport trimestriel sur l’évolution de votre épargne
  3. Disponibilité : Plage horaires flexible, un seul numéro de téléphone et un conseiller unique qui vous connaîtra réellement.
  4. Contrats premium : Nous avons sélectionné des contrats de qualité offrant un large choix de possibilités tout en gardant à l’esprit qu’ils doivent rester accessible à tous
  5. Indépendance : Notre indépendance est notre force, ce qui garantie l’objectivité de nos conseils sur le ou les contrats présentés
  6. Accessibilité : Ne vous déplacez pas, nous venons à vous ! (Montpellier, Hérault et Gard)
  7. Expertise : Notre expertise peut avoir ses limites dans certains cas, c’est la raison pour laquelle nous travaillons en partenariat avec des notaires, experts-comptables, fiscalistes

 

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David Pacouret

 

 

 

 

David Pacouret
Montpellier

Prudence pour les épargnantes

La prudence féminine saute aux yeux. Ce qui saute aux yeux également, c’est cette épargne en quasi léthargie sur les dépôts et livrets.

Banque en faillite, chute de votre épargne ?

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Depuis la crise financière, les banques apparaissent comme des colosses aux pieds d’argile. Comptes courants, livrets, assurances vie… Plusieurs dispositifs permettent de protéger les capitaux des épargnants. Mais les montants sont plafonnés. Lire la suite

Comment protéger l'avenir de sa famille ?
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Souvent remis au lendemain, il existe pourtant des moyens de protéger sa famille contre les événements douloureux.

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Maintenir le pouvoir d’achat de la famille en cas de disparition prématurée, c’est possible.

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Assurance Vie et Prévoyance la différence

Assurance Vie et Prévoyance la différence

« Une assurance vie oui j’en ai une, je suis assuré pour 150 000 € en cas de décès », voilà le genre de phrase que nous entendons régulièrement auprès de nos nouveaux clients.

La confusion Assurance Vie et Assurance Décès ( Prévoyance ) arrive très souvent, pourtant ce sont deux solutions totalement différentes tout en étant complémentaire.

Assurance Vie

L’assurance Vie est un placement à moyen et long terme, souvent sur une durée de 10 ans et plus.
Toutes les sommes versées (après déduction des frais d’entrée compris entre 1 % et 4,95 %) par le souscripteur sur le contrat d’assurance vie forment un capital qui va générer des plus-values (intérêts) au fil du temps.
L’épargnant peut alimenter son assurance vie via des versements programmés (mensuels, trimestriels, semestriels ou annuels) ou encore par versements libres
Avez-vous déjà entendu les termes de « mono-support » et « multi-supports » concernant l’assurance vie ?

Mono-support : Le contrat offre une seule possibilité pour l’épargnant en termes d’investissement, le fond en euros. Fond garanti avec un rendement fixé par la compagnie proposant le contrat en début d’année. De manière générale, entre 2.1 % et 3 % net par an.

Multi-support :  Avec le multi-support vous avez accès à la fois à un fond en euros (plusieurs sur notre sélection de contrats d’assurance vie) et surtout à un large choix de fonds d’investissement « dynamique » permettant de booster le rendement général de votre épargne (entre 4 et 8 %). Le choix de ces fonds d’investissement ne se faisant pas à la légère, il résulte d’un choix méticuleux de notre part selon vos objectifs et votre profil d’investisseur.
Ces fonds d’investissement sont modulables en fonction de l’évolution des marchés financiers et de vos objectifs. En d’autres termes une assurance vie multi-supports doit vivre et évoluer et ne doit pas rester figée durant de longues années comme c’est bien trop souvent le cas.

Le capital placé et ses intérêts sont toujours disponibles, les intérêts sont fiscalisés en cas de retrait (rachat) de manière dégressive selon l’âge du contrat. Deux possibilités sont alors disponible, soit le prélèvement forfaitaire libératoire (PFL) soit l’intégration aux revenus.
Si le contrat a moins de 4 ans le PFL est de 35 % sur les intérêts, entre 4 et 8 ans il passe à 15 %, au-delà il est de 7.5 % avec un abattement de 4 600 € voir 9 200 € pour un couple marié ou pacsé, abattement sur les intérêts.

Pour simplifier, voici deux exemples :

  • Monsieur Dupont a ouvert un contrat en 2008 avec comme unique somme de versée un capital de 40 000 €. En 2015, le capital+intérêts de son contrat ce porte à 53 000 €
    Il désire retirer 5 000 € pour aider le financement de la première voiture de sa fille. Son contrat à 7 ans, donc le PFL est de 15 % sur les intérêts.
    Pour 5000 € de retiré, la fiscalité sur les intérêts sera de 184 € (hors prélèvements sociaux)
  • Même cas de figure mais le contrat a + de 8 ans, monsieur Dupont, célibataire, bénéficie de l’abattement de 4 600 € annuel.
    Sur le retrait de 5 000 €, les intérêts se portent à 1 227 €, soit en dessous des 4 600 € d’abattement. Dans ce cas monsieur Dupont n’est pas fiscalisé sur ce retrait.

L’assurance vie apporte également de nombreux avantages sur l’optimisation de votre succession. Le capital à votre décès va directement aux bénéficiaires que vous avez désignés avec la répartition que vous avez définie, et ce hors succession (jusqu’à un montant de 152 500 € par bénéficiaire pour tous les versements fait avant 70 ans).
Les fonds sont généralement versés aux bénéficiaires dans un délai d’un mois. Ce capital versé par exemple à chacun de vos enfants, pourrait leur permettre de payer l’intégralité des frais liés à votre succession (notaire, impôts, etc)

La Prévoyance ou Assurance Décès-Invalidité

La prévoyance ou assurance décès est tout simplement une assurance qui couvre le décès ou l’Incapacité/Invalidité de l’assuré, son coût variant selon les garanties choisies, le capital décès choisit et l’âge de l’assuré.

Comment une prévoyance fonctionne ?

En cas de décès de l’assuré, un capital défini à la souscription est versé aux bénéficiaires désignés (conjoint, enfants, parents). Ce capital peut être versé en une fois, ou échelonné, par exemple en rente éducation (financer les études de ses enfants), ou encore versé mensuellement au conjoint du défunt. Tout est modulable selon vos besoins.

En règle générale, les salariés d’entreprises (+ de 10 salariés) sont couverts par un contrat de prévoyance « entreprise », cependant ce contrat est bien trop souvent insuffisant sur certains aspects.
La prévoyance fait partie de l’outil indispensable de protection de tous travailleurs indépendants, notamment les TNS.
Outil permettant une couverture complémentaire en cas d’incapacité de travail afin de leur assurer un minimum de revenu, voir payer les charges fixent de leur activité.

Que vous soyez indépendant ou salarié, il est important d’évaluer la pertinence d’une prévoyance au sein de votre foyer. Si en cas de décès, les revenus de la famille sont divisés par deux voir plus, il est toujours salutaire pour le conjoint restant d’avoir un capital de débloqué, « histoire de voir venir » et de ne pas se soucier de l’aspect financier dans ces moments douloureux.

Pour résumer :

Une Assurance Vie est un placement toujours disponible que le souscripteur doit alimenter afin de constituer son capital.
La Prévoyance ou assurance décès est une assurance avec un capital défini dès le départ qui ne se libère qu’en cas de décès ou d’incapacité de l’assuré. 

 

David Pacouret votre référent pour l’Hérault, Gard et Dordogne

Didier Perez votre référent pour les Pyrénées Orientales et Aude

Nouveaux fonds en euros
Nouveaux fonds en euros

Crédit Photo : Fotolia

Primonial, en partenariat avec Oradéa Vie et Suravenir lance une nouvelle gamme de fonds en euros dynamiques, dont l’objectif est de battre le rendement des fonds en euros classiques.

Baptisés Sécurité Target Euro et Sécurité Flex Euro, les deux supports « fonds euros » visent à bénéficier de la performance des marchés financiers sans le risque. Ils conservent ainsi les atouts qui font la force d’un fonds en euros traditionnel : garantie en capital, liquidité et effet cliquet. La seule différence porte le rendement qui sera plus volatil selon l’évolution des marchés financiers, mais quoi qu’il arrive toujours positif ou nul.

Sécurité Flex Euro, assuré par Suravenir filiale d’assurance vie du Crédit Mutuel Arkéa, est basé sur le mécanisme déjà connu du coussin. Ainsi, chaque début d’année le support « fonds euros » alloue une part de 40% maximum à une gestion dynamique au travers d’un mandat dédié à Primonial AM. Ce «booster» se positionne sur l’ensemble des classes d’actifs et des zones géographiques ainsi que sur deux horizons d’investissement (de 1 jour à 3 mois et de 3 mois à 6 mois). Il est essentiellement composé de futures, d’options et d’ETF (trackers) pour conserver une grande liquidité, essentielle en cas de choc sur les marchés. Le solde est placé sur l’actif général sécurisé de la compagnie d’assurance qui fait office de coussin.

 

Sécurité Target Euro, assuré par Oradéa Vie filiale à 100% de Sogécap, est un nouveau type de fonds en euros. Chaque début d’année l’assureur va utiliser le rendement prévisionnel du fonds en euros classique pour alimenter un booster dont la gestion est confiée à SGCIB, la banque de financement et d’investissement de Société Générale. Les fonds seront investis sur de grands indices via des options. Grâce à un effet de levier important, le potentiel de performance doit pouvoir être significatif. En cas d’évolution défavorable des positions, le support reste garanti en capital à tout instant puisque seuls les intérêts prévisionnels sont placés sur des supports risqués.

À noter que l’investissement n’est réalisé qu’en début d’année, une fois la collecte effectuée. Au 31 décembre, l’assureur calcule l’enveloppe à allouer à son booster qui est la combinaison du rendement prévisionnel du fonds en euros et de la collecte réalisée par le support. Par exemple, pour 100 millions d’euros de collecte, l’enveloppe sera de 2,5 millions d’euros avec un rendement prévisionnel du fonds en euros pour l’année à venir de 2,5%. En attendant d’être investis, les versements effectués avant le 31 décembre sont placés sur l’actif général de la compagnie. Pour avoir accès à ce fonds en euros de nouvelle génération, 30% au minimum des fonds doivent être consacrés à des unités de compte.

Les simulations des rendements passés sont attractives : 4,11% en 2014, 7,04% en 2013, 6,65 % en 2012, 3,22% en 2011 ou encore 3,63% en 2010. 

Crédit : Le Revenu.com – Henri Réau

Notre Avis : Les deux supports visent à bénéficier de la performance des marchés financiers sans le risque, il reste maintenant à confirmer les simulations des rendements.

 

Voir autrement que le livret A

Livret A par quoi le remplacer ? C’est la question du moment pour beaucoup de Français, surtout après l’annonce de la baisse du taux du Livret A et du LDD à 0.75 % pour le 01 Août 2015.

Livret A

C’est le placement le plus utilisé en France. Neuf Français sur dix en possèdent un. Mais son taux de rémunération ne cesse de baisser, Il atteindra au 01 août les 0.75 %, son niveau le plus bas depuis la création du Livret A en 1818.

Evolution du Livret A depuis 15 ans

La longue chute du livret A vers son taux le plus bas depuis 197 ans.

Résumé du Livret A
Rémunération nette au 1er août : 0,75%
Versement initial minimum : 1.5 € à 10 €

Plafond de dépôt : 22 950 €
Éligibilité : un Livret A par personne
Fiscalité : net d’impôts et de prélèvements sociaux
Succession : Rentre dans la succession

 

Il faut envisager le Livret A comme une simple tirelire. Très facile d’accès pour remplacer son réfrigérateur, sa machine à laver, sa télévision, faire réparer sa voiture ou toute autre dépense imprévue dans le budget mensuel de la famille.

Nota : Nous conseillons à nos clients de garder sur un livret A environ l’équivalent de deux salaires mensuels, soit en moyenne entre 2500 et 6000 euros.

En revanche pour le reste de vos économies, vers quoi s’orienter ?


LDD (ex codevi)

Le LDD ou Livret de Développement Durable, plus connu sous son ancien nom « Codevi » est très proche du livret A avec le même taux net de 0.75 % au 01 Août, en revanche son plafond de dépôt est limité à 12 000 euros.

Résumé du LDD
Rémunération nette au 1er août : 0,75%
Versement initial minimum : 15 €

Plafond de dépôt : 12 000 €
Éligibilité : un LDD par contribuable ou un livret pour chacun des époux ou partenaires de PACS
Fiscalité : net d’impôts et de prélèvements sociaux
Succession : Rentre dans la succession


LEP

Le LEP ou Livret d’Epargne Populaire reste légèrement plus intéressant avec un taux rémunérateur net de 1.25 %, cependant ce livret n’est disponible que pour les ménages ayant de faibles revenus.
Ne pas oubliez que ce livret à une limite de dépôt de seulement 7 700 euros.

Résumé du LEP
Rémunération nette au 1er août : 1,25%
Versement initial minimum : 30 €

Plafond de dépôt : 7 700 €
Éligibilité : Pour 2015, Revenu fiscal de référence inférieur à 19 235 € pour un célibataire ou 29 506 € pour un couple
Fiscalité : net d’impôts et de prélèvements sociaux
Succession : Rentre dans la succession


PEL

Le PEL ou Plan d’Epargne Logement, avec son taux brut de 1.5 % (soit 1.27 % net depuis le 01 Février 2016) est aussi rémunérateur que le LEP, toutefois il est beaucoup plus contraignant.

Un versement minimum de 540 euros par an est obligatoire (fractionnable par mois, trimestre ou semestre) et toute fermeture dans les 2 premières années ramène la rémunération à celle du Compte Epargne Logement, soit quasiment rien (0,42% net). Tout retrait avant 4 ans entraîne la clôture du PEL et au delà de 10 ans, vous ne pouvez plus effectuer de versements mais votre PEL continue de produire des intérêts pendant encore 5 ans.

Résumé du PEL
Rémunération nette au 1er Février 2016 : 1,27%
Versement initial minimum : 225 €

Plafond de dépôt : 61 200 €
Éligibilité : un PEL par personne.
Fiscalité : Soumis aux 15,5% prélèvements sociaux dès la première année. Au-delà de la 12ème année de détention, Imposé sur le revenu ou au taux forfaitaire de 24%
Succession : Rentre dans la succession


CEL ou le bon dernier

Le CEL ou Compte Epargne Logement en bon dernier ne rapportera que 0.50 % brut (0.42 % net) au 01 Août, car oui le CEL est fiscalisé…

Résumé du CEL
Rémunération nette au 1er août : 0,42%
Versement initial minimum : 300 €

Plafond de dépôt : 15 300 €
Éligibilité : un compte par personne.
Fiscalité : les intérêts sont soumis aux prélèvements sociaux, mais sont exonérés d’impôt sur le revenu durant les 12 premières années.
Succession : Rentre dans la succession


Assurance Vie

L’assurance Vie (contrat multi-supports) est de notre expérience une très bonne solution pour votre épargne, avec un taux rémunérateur allant de 2.3 % à + de 8%* elle peut aisément assurer le relais d’un ou plusieurs livrets.
Certes l’assurance vie est fiscalisée (uniquement sur les intérêts à la sortie d’une partie ou de la totalité du capital), en revanche elle n’entre pas dans la succession (droits et frais de succession) jusqu’à un plafond de capital de 152 500 euros* par bénéficiaire

L’assurance Vie a un « coût », frais d’ouverture de contrat (de 1% à 4.95 % du capital), frais sur versement (de 1% à 4.95%), frais de gestion (selon contrat), toutefois elle garde un fort pouvoir rémunérateur pour l’épargnant.
Vos économies ne sont pas bloquées et restent accessibles en cas de besoin. Au delà de 8 ans votre contrat d’assurance vie bénéficie d’une fiscalité avantageuse, à savoir un abattement sur les intérêts de 4 600 euros pour un célibataire ou 9 200 euros pour un couple marié.

Exemple : Vous êtes célibataire et retirez 10 000 euros euros sur votre contrat qui a plus de 8 ans, dans ces 10 000 euros  il y a 3 000 euros d’intérêts (plus-values). Vos intérêts ne dépassent pas le plafond (4 600 euros) de l’abattement, vous n’avez donc aucun impôt à payer (hors prélèvements sociaux) sur ces 10 000 euros.

*Le taux rémunérateur est variable selon le profil et les objectifs du client et des marchés financier. Cette fourchette moyenne est donnée à titre indicative. 

Résumé de l’Assurance Vie
Rémunération : Variable selon contrat et profil client ( de 2.3 % à + 8%)
Versement initial minimum : à partir de 1000 €

Plafond de dépôt : aucun
Éligibilité : Aucune limite de contrats par personne
Fiscalité : Les gains de l’assurance vie sont soumis aux prélèvements sociaux, même lorsqu’ils sont exonérés d’impôt sur le revenu.
Succession :Hors succession (dans 95% des cas) jusqu’à 152 500 € de capital par bénéficiaire (*pour les versements avant 70 ans)


Une Gestion Personnalisée :

Comme toute solution d’épargne que nous sélectionnons pour nos clients, nous assurons avec l’assurance vie un suivi et une gestion adaptée à vos objectifs et à votre profil et ce sans honoraires.

David Pacouret votre référent pour l’Hérault, Gard et Dordogne

Didier Perez votre référent pour les Pyrénées Orientales et Aude

Retrait et pension de réversion
Retrait et pension de réversion

Obtenir la réversion de la pension de retraite de son conjoint décédé.

Croire qu’on pourra disposer de 50 % de la pension de retraite de son conjoint décédé au titre de la pension de réversion peut s’avérer être un leurre.

Pension de réversion : en France le système des pensions de réversion est complexe, hétérogène et peut réserver de mauvaises surprises.

Ainsi, croire que la personne survivante pourra, quoi qu’il arrive, disposer d’une pension de réversion à hauteur de 50 % de la pension du conjoint décédé est loin d’être une certitude. Les règles ne sont pas identiques dans tous les régimes de base et, dans les faits, bon nombre de personnes ne pourront y prétendre.

Les conditions d’accès à une pension de réversion tout d’abord. « En premier lieu, il faut distinguer les différents régimes de retraite : la réversion au titre du régime de base de la sécurité sociale et la réversion au titre des régimes complémentaires », analyse avec Bruno Leyrit, responsable Entreprises et partenariats chez UFF, banque conseil en gestion de patrimoine (voir la vidéo ci-dessous).

Pour prétendre à une pension de réversion de 54% du régime de base de la Sécurité sociale : l’âge de 55 ans révolu est exigé pour le bénéficiaire. La pension de réversion est égale à 54% de la retraite de base dont bénéficiait ou aurait pu bénéficier le conjoint ou ex-conjoint décédé (sans tenir compte des éventuelles majorations dont il bénéficiait). Troisième condition : des ressources inférieures à 19 988 € en 2015.

Pour prétendre à une pension de réversion de 60% des régimes de retraites complémentaires ARRCO, AGIRC ou RSI, le conjoint défunt doit avoir cotisé au régime des salariés ou des indépendants. De plus, il est nécessaire : d’une part, d’en faire la demande auprès des caisses ARRCO & AGIRC ou RSI. Et de l’autre, d’avoir au moins 55 ans pour les caisses ARRCO ou RSI et 60 ans pour celle de l’AGIRC. Pour la complémentaire RSI des indépendants : il ne faut pas dépasser un plafond de ressources égal à 76.080 € (soit 2 fois le plafond annuel de la Sécurité sociale). Pour les complémentaires ARRCO, AGIRC : aucun plafond de ressources n’est imposé.

Seul le mariage ouvre des droits

La situation matrimoniale ensuite, En effet, seul le mariage permet d’ouvrir droit à l’un ou l’autre des systèmes de réversion, le Pacs et le concubinage ne permettent pas d’en bénéficier.
Ce qui, aux yeux de certains élus comme le député de Meurthe-et-Moselle, Hervé Féron , constitue une injustice sociale.

Une condition de durée de mariage peut exister pour certaines professions : cinq ans pour les avocats, deux ans pour les fonctionnaires et les agriculteurs. Cette condition peut tomber avec la naissance d’un enfant au cours du mariage.

Enfin il faut savoir qu’en cas d’unions successives, les droits à réversion sont calculés au prorata des années de mariage.

Pension de réversion, un régime complexe et mal connu

On le voit, le régime de réversion est complexe, hétérogène, et ceci expliquant sans doute cela, mal connu et mal compris. Comment ne pas se laisser surprendre ?
« Prendre l’hypothèse d’un décès prématuré et faire la projection des ressources probables du conjoint survivant est une approche qui conduit à une analyse et à des choix pertinents en matière de gestion de patrimoine. Envisager le mariage peut être une des premières solutions« , poursuit Bruno Leyrit.

Sur le papier, les règles de la réversion sont les mêmes pour les femmes et les hommes. Mais dans les faits, les femmes vivent plus longtemps et leur avenir financier souvent plus fragile .
À moins de 55 ans ou à plus de 19 988 € de ressources, il n’y a aucun droit à la réversion sur le régime de base. Quant aux régimes complémentaires, ils n’ouvrent droit à l’obtention d’une pension de réversion qu’à partir de 60 ans.
Il est donc indispensable d’intégrer ces données pour anticiper les accidents de la vie et organiser son épargne. Avant 55 ans, il est plus que conseillé à chaque membre du couple de souscrire un contrat d’assurance décès au bénéfice de l’autre et/ou de constituer un capital ou une rente.

 

Urgence à réformer

Par ailleurs, Bruno Leyrit estime que le système de réversion, pensé à une époque où les femmes ne travaillaient pas, doit muter pour s’adapter aux réalités. Ainsi,les conjoints restants ne sont plus uniquement, de nos jours, des femmes sans activité. « Aujourd’hui, les maisons de retraite sont peuplées à 90% de femmes qui touchent une pension de réversion, mais demain, elles seront de moins en moins à y prétendre. En effet, les femmes sont actives et peu de conjointes ou conjoints survivants ont des ressources inférieures à 19.988 euros bruts par an« .

Avec un nombre de retraités va bientôt dépasser celui des actifs, il sera difficile d’endiguer la dégradation annoncée des retraites dans les prochaines décennies. « Les pouvoirs publics sont dans une urgence absolue de réformer les systèmes de retraite, alors que l’espérance de vie continue d’augmenter », conclut-il.

Dans l’Hexagone les prestations liées à la vieillesse ont atteint 307,5 milliards d’euros en 2013, les retraités ont touché en moyenne 1.306 euros brut par mois cette année là , a calculé le ministère des Affaires sociales.

Crédit : Les echos

Notre Avis : Cet article démontre bien tout l’intérêt de ce constituer une épargne de précaution qui pourra également servir de complément de retraite.

Orage, les grecques ont dit non.

Crise Grecque - Orage, les grecques ont dit non.

 

La crise Grecque et ses conséquences, les Grecs ont répondu « oxi », « non ».

Appelés à se prononcer sur le nouveau plan d’aide proposé par les créanciers internationaux, ils l’ont rejeté dimanche 5 juillet à 61,3 %.

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eurocroissance, bonne alternative ou esbrouffe ?

Eurocroissance, oui mais faut-il y succomber pour vos nouveaux contrats  ?

L’Afer, la principale association d’épargnants, forte de 740 000 adhérents, a récemment dévoilé les contours de son nouveau fonds eurocroissance. Instauré par la loi de finances pour 2014, ce support financier est présenté comme « le troisième pilier de l’assurance-vie », les deux premiers étant le fonds garanti en euros (sûr à 100 % mais dont le rendement se réduit années après années) et les supports en unités de compte (investis sur des actions, l’immobilier, etc. , ils n’apportent pas de protection du capital).

Ces fonds eurocroissance, qui sont généralement ajoutés à des contrats existants, ont la particularité de ne pas garantir en permanence le capital investi. L’assureur n’offre cette protection qu’à l’issue d’un délai d’au moins huit ans. Pendant cette période, la valeur de l’épargne est donc susceptible de fluctuer et l’épargnant qui désire récupérer son argent peut dès lors se retrouver en perte si l’évolution des marchés financiers a été défavorable.

En revanche, au bout des huit ans (ou plus si l’assuré choisit une autre durée), tout risque de perte est écarté : l’assuré qui a investi 100 euros (nets de frais) dans un fond eurocroissance a la certitude de retrouver au minimum ses 100 euros. Et plus, bien sûr, si les marchés financiers ont été bien orientés.

Eurocroissance égal moindre sécurité

Cette moindre sécurité par rapport aux fonds en euros classiques (ils garantissent en permanence le capital investi et les intérêts crédités au fil de l’eau) doit permettre aux assureurs de mener une gestion financière plus diversifiée, laissant plus de place notamment aux actions. Et donc de dégager à long terme des performances supérieures à celles des fonds en euros actuels (ils ont rapporté en moyenne 2,5 % l’an dernier).

L’Afer, en se basant sur le niveau actuel des taux d’intérêt et sur des simulations table sur une performance supérieure de 5 % au bout de dix ans par rapport aux fonds euros traditionnels, soit un gain annuel majoré de 0,5 % via l’eurocroissance. La prise de risque des épargnants serait donc, dans ce cas, assez faiblement rémunérée.

« Seules les personnes qui disposent déjà d’une épargne de précaution, qui doit rester disponible et sûre en permanence, peuvent avoir intérêt à étudier ce dispositif, car avec l’eurocroissance il est risqué de sortir avant l’échéance », souligne d’ailleurs Gérard Bekerman, le président de l’Afer.

Autre frein à ce produit : la difficulté à comprendre son fonctionnement. Les sommes qui y sont placées sont en effet investies dans deux compartiments distincts : un premier assurant la sécurité pour honorer la garantie du capital, et un second consacré à la diversification sur les marchés plus volatils, qui fournira la rentabilité.

Taux très bas

La part respective de ces deux compartiments pourra varier en permanence, car les assureurs les ajusteront régulièrement en fonction de l’évolution des taux d’intérêt sur les marchés obligataires. Ces taux étant actuellement très bas – 1,3 % pour l’emprunt de l’Etat français d’une durée de dix ans –, les gestionnaires devront faire la part belle au compartiment sécurisé et ne pourront donc pas pousser très loin la diversification. L’Afer prévoit par exemple, pour une durée de dix ans, une part de diversification limitée à 10 % de l’épargne totale.

Si les taux venaient à remonter, les assureurs réduiraient cette part sécuritaire et augmenteraient la part de diversification. Pour peu que les marchés financiers soient alors en hausse, le gain pourrait être plus significatif qu’avec un fonds en euros classique, dans lequel la part d’actions est généralement comprise entre 5 et 10 %.

BNP Paribas, qui propose ce dispositif depuis quelques années (il s’agissait alors de fonds dits « eurodiversifiés »), a annoncé en 2014 un gain moyen d’un peu plus de 10 % sur ses deux produits, BNP Paribas Avenir Retraite et Multiplacements diversifié. Mais gare aux miroirs aux alouettes. Il s’agit du taux réalisé sur une année. Celui-ci n’est pas définitivement crédité sur le compte et peut être remis en cause en cas de baisse des marchés financiers. De plus, c’est une moyenne et chaque épargnant a reçu plus ou moins, selon la durée restant à courir avant l’enclenchement de la garantie et le moment auquel il a investi.

Preuve que les limites de l’eurocroissance sont nombreuses, plusieurs compagnies et mutuelles laissent entendre qu’elles ne s’y lanceront pas, car elles estiment les contraintes trop lourdes et le potentiel de rendement supplémentaire trop limité.

Crédit : Le monde – Eric Leroux
Crédits photo : Aris Messinis / AFP

Notre Avis : L’idée est bonne mais reflète bien la politique des assureurs, limiter au maximum le temps accordé à la gestion (supports unités de compte) au cas par cas des contrats de leurs clients. Elit’Valorys