Articles

Sénior proche du départ en retraite
Sénior proche du départ en retraite

La commission des affaires sociales du sénat préconise un relèvement progressif de l’âge légal de départ en retraite au-delà de 62 ans. (© DR)

Départ en retraite encore repoussé ?

Au vu des dernières projections du Conseil d’orientation des retraites, la commission des affaires sociales du sénat préconise un relèvement progressif de l’âge légal de départ en retraite au-delà de 62 ans.

«La commission des affaires sociales a adopté mercredi 15 juillet le rapport d’information réalisé au nom de la mission d’évaluation et de contrôle de la sécurité sociale (Mecss) par M. Gérard Roche (UDI-UC – Haute-Loire).

Le rapport constate que notre système de retraite, qui représente 14% de la richesse nationale et plus de 45% des dépenses de protection sociale,fait face depuis le milieu des années 2000 à une forte dégradation du ratio cotisants/retraités. Creusé dans des proportions sans précédent par la crise économique et financière de 2008-2009, son déficit n’a qu’en partie été résorbé par la réforme des retraites de 2010 et les ressources nouvelles mises en place depuis lors.

Au vu des dernières projections du Conseil d’orientation des retraites (COR), le rapport constate également que notre système de retraite – régimes de base comme régimes complémentaires – reste insoutenablefinancièrement, à court comme à moyen et long termes. Le scénario économique central du COR n’envisage un retour à l’équilibre qu’au début des années 2030, tablant donc sur des déficits persistants durant encore quinze ans. D’autres scénarios, plus réalistes, envisagent une permanence, voire un creusement des déficits jusqu’à des horizons plus éloignés encore.

La commission des affaires sociales du Sénat estime qu’il serait déraisonnable d’augmenter une nouvelle fois le taux des cotisations vieillesse, alors que la compétitivité et l’emploi sont pénalisés depuis des années par un coût du travail trop élevé. Par ailleurs, le montant relatif des pensions par rapport aux revenus des actifs va d’ores et déjà mécaniquement baisser dans les années à venir en raison de l’indexation des pensions sur les prix et non plus sur les salaires.

Suivant les conclusions du rapporteur Gérard Roche, la commission s’est de nouveau prononcée en faveur d’un relèvement des bornes d’âge de départ en retraite, comme elle l’avait fait lors de l’examen du PLFSS pour 2015. Seule une mesure de ce type est susceptible de produire un impact suffisamment significatif pour assurer, surtout à moyen et long terme, le retour à l’équilibre des régimes de retraite.

La commission préconise de poursuivre, à raison de cinq mois supplémentaires par an, le relèvement progressif en cours de l’âge légal de départ en retraite au-delà du 1er janvier 2017, date à laquelle il atteindra 62 ans pour la génération née en 1955. Il passerait ainsi à 62 ans et 5 mois en 2018, puis 62 ans et 10 mois en 2019, avec l’ambition de parvenir à 64 ans en 2024.»

Crédit : Le revenu

Notre Avis : La retraite est un sujet central qui ne cesse d’évoluer. Baisse des pensions, Fiscalité, Age l’égal repoussé. Les régimes complémentaires sont à bout de souffle (Agirc-Arrco : le déficit a doublé sur un an), autant de signes qui ne trompe plus, les revenus des retraités vont chuter de plus en plus. Heureusement, il y a des solutions permettant de se prémunir de cette baisse inexorable des pensions, que vous soyez artisan, commerçant, salarié, libéral ou bien retraité. (Article 83, Epargne Salariale, Assurance Vie, Perp, Retraite Madelin)

Retrait et pension de réversion
Retrait et pension de réversion

Obtenir la réversion de la pension de retraite de son conjoint décédé.

Croire qu’on pourra disposer de 50 % de la pension de retraite de son conjoint décédé au titre de la pension de réversion peut s’avérer être un leurre.

Pension de réversion : en France le système des pensions de réversion est complexe, hétérogène et peut réserver de mauvaises surprises.

Ainsi, croire que la personne survivante pourra, quoi qu’il arrive, disposer d’une pension de réversion à hauteur de 50 % de la pension du conjoint décédé est loin d’être une certitude. Les règles ne sont pas identiques dans tous les régimes de base et, dans les faits, bon nombre de personnes ne pourront y prétendre.

Les conditions d’accès à une pension de réversion tout d’abord. « En premier lieu, il faut distinguer les différents régimes de retraite : la réversion au titre du régime de base de la sécurité sociale et la réversion au titre des régimes complémentaires », analyse avec Bruno Leyrit, responsable Entreprises et partenariats chez UFF, banque conseil en gestion de patrimoine (voir la vidéo ci-dessous).

Pour prétendre à une pension de réversion de 54% du régime de base de la Sécurité sociale : l’âge de 55 ans révolu est exigé pour le bénéficiaire. La pension de réversion est égale à 54% de la retraite de base dont bénéficiait ou aurait pu bénéficier le conjoint ou ex-conjoint décédé (sans tenir compte des éventuelles majorations dont il bénéficiait). Troisième condition : des ressources inférieures à 19 988 € en 2015.

Pour prétendre à une pension de réversion de 60% des régimes de retraites complémentaires ARRCO, AGIRC ou RSI, le conjoint défunt doit avoir cotisé au régime des salariés ou des indépendants. De plus, il est nécessaire : d’une part, d’en faire la demande auprès des caisses ARRCO & AGIRC ou RSI. Et de l’autre, d’avoir au moins 55 ans pour les caisses ARRCO ou RSI et 60 ans pour celle de l’AGIRC. Pour la complémentaire RSI des indépendants : il ne faut pas dépasser un plafond de ressources égal à 76.080 € (soit 2 fois le plafond annuel de la Sécurité sociale). Pour les complémentaires ARRCO, AGIRC : aucun plafond de ressources n’est imposé.

Seul le mariage ouvre des droits

La situation matrimoniale ensuite, En effet, seul le mariage permet d’ouvrir droit à l’un ou l’autre des systèmes de réversion, le Pacs et le concubinage ne permettent pas d’en bénéficier.
Ce qui, aux yeux de certains élus comme le député de Meurthe-et-Moselle, Hervé Féron , constitue une injustice sociale.

Une condition de durée de mariage peut exister pour certaines professions : cinq ans pour les avocats, deux ans pour les fonctionnaires et les agriculteurs. Cette condition peut tomber avec la naissance d’un enfant au cours du mariage.

Enfin il faut savoir qu’en cas d’unions successives, les droits à réversion sont calculés au prorata des années de mariage.

Pension de réversion, un régime complexe et mal connu

On le voit, le régime de réversion est complexe, hétérogène, et ceci expliquant sans doute cela, mal connu et mal compris. Comment ne pas se laisser surprendre ?
« Prendre l’hypothèse d’un décès prématuré et faire la projection des ressources probables du conjoint survivant est une approche qui conduit à une analyse et à des choix pertinents en matière de gestion de patrimoine. Envisager le mariage peut être une des premières solutions« , poursuit Bruno Leyrit.

Sur le papier, les règles de la réversion sont les mêmes pour les femmes et les hommes. Mais dans les faits, les femmes vivent plus longtemps et leur avenir financier souvent plus fragile .
À moins de 55 ans ou à plus de 19 988 € de ressources, il n’y a aucun droit à la réversion sur le régime de base. Quant aux régimes complémentaires, ils n’ouvrent droit à l’obtention d’une pension de réversion qu’à partir de 60 ans.
Il est donc indispensable d’intégrer ces données pour anticiper les accidents de la vie et organiser son épargne. Avant 55 ans, il est plus que conseillé à chaque membre du couple de souscrire un contrat d’assurance décès au bénéfice de l’autre et/ou de constituer un capital ou une rente.

 

Urgence à réformer

Par ailleurs, Bruno Leyrit estime que le système de réversion, pensé à une époque où les femmes ne travaillaient pas, doit muter pour s’adapter aux réalités. Ainsi,les conjoints restants ne sont plus uniquement, de nos jours, des femmes sans activité. « Aujourd’hui, les maisons de retraite sont peuplées à 90% de femmes qui touchent une pension de réversion, mais demain, elles seront de moins en moins à y prétendre. En effet, les femmes sont actives et peu de conjointes ou conjoints survivants ont des ressources inférieures à 19.988 euros bruts par an« .

Avec un nombre de retraités va bientôt dépasser celui des actifs, il sera difficile d’endiguer la dégradation annoncée des retraites dans les prochaines décennies. « Les pouvoirs publics sont dans une urgence absolue de réformer les systèmes de retraite, alors que l’espérance de vie continue d’augmenter », conclut-il.

Dans l’Hexagone les prestations liées à la vieillesse ont atteint 307,5 milliards d’euros en 2013, les retraités ont touché en moyenne 1.306 euros brut par mois cette année là , a calculé le ministère des Affaires sociales.

Crédit : Les echos

Notre Avis : Cet article démontre bien tout l’intérêt de ce constituer une épargne de précaution qui pourra également servir de complément de retraite.