eurocroissance, bonne alternative ou esbrouffe ?

Eurocroissance dans les contrats d’assurance vie, oui mais…

Eurocroissance, oui mais faut-il y succomber pour vos nouveaux contrats  ?

L’Afer, la principale association d’épargnants, forte de 740 000 adhérents, a récemment dévoilé les contours de son nouveau fonds eurocroissance. Instauré par la loi de finances pour 2014, ce support financier est présenté comme « le troisième pilier de l’assurance-vie », les deux premiers étant le fonds garanti en euros (sûr à 100 % mais dont le rendement se réduit années après années) et les supports en unités de compte (investis sur des actions, l’immobilier, etc. , ils n’apportent pas de protection du capital).

Ces fonds eurocroissance, qui sont généralement ajoutés à des contrats existants, ont la particularité de ne pas garantir en permanence le capital investi. L’assureur n’offre cette protection qu’à l’issue d’un délai d’au moins huit ans. Pendant cette période, la valeur de l’épargne est donc susceptible de fluctuer et l’épargnant qui désire récupérer son argent peut dès lors se retrouver en perte si l’évolution des marchés financiers a été défavorable.

En revanche, au bout des huit ans (ou plus si l’assuré choisit une autre durée), tout risque de perte est écarté : l’assuré qui a investi 100 euros (nets de frais) dans un fond eurocroissance a la certitude de retrouver au minimum ses 100 euros. Et plus, bien sûr, si les marchés financiers ont été bien orientés.

Eurocroissance égal moindre sécurité

Cette moindre sécurité par rapport aux fonds en euros classiques (ils garantissent en permanence le capital investi et les intérêts crédités au fil de l’eau) doit permettre aux assureurs de mener une gestion financière plus diversifiée, laissant plus de place notamment aux actions. Et donc de dégager à long terme des performances supérieures à celles des fonds en euros actuels (ils ont rapporté en moyenne 2,5 % l’an dernier).

L’Afer, en se basant sur le niveau actuel des taux d’intérêt et sur des simulations table sur une performance supérieure de 5 % au bout de dix ans par rapport aux fonds euros traditionnels, soit un gain annuel majoré de 0,5 % via l’eurocroissance. La prise de risque des épargnants serait donc, dans ce cas, assez faiblement rémunérée.

« Seules les personnes qui disposent déjà d’une épargne de précaution, qui doit rester disponible et sûre en permanence, peuvent avoir intérêt à étudier ce dispositif, car avec l’eurocroissance il est risqué de sortir avant l’échéance », souligne d’ailleurs Gérard Bekerman, le président de l’Afer.

Autre frein à ce produit : la difficulté à comprendre son fonctionnement. Les sommes qui y sont placées sont en effet investies dans deux compartiments distincts : un premier assurant la sécurité pour honorer la garantie du capital, et un second consacré à la diversification sur les marchés plus volatils, qui fournira la rentabilité.

Taux très bas

La part respective de ces deux compartiments pourra varier en permanence, car les assureurs les ajusteront régulièrement en fonction de l’évolution des taux d’intérêt sur les marchés obligataires. Ces taux étant actuellement très bas – 1,3 % pour l’emprunt de l’Etat français d’une durée de dix ans –, les gestionnaires devront faire la part belle au compartiment sécurisé et ne pourront donc pas pousser très loin la diversification. L’Afer prévoit par exemple, pour une durée de dix ans, une part de diversification limitée à 10 % de l’épargne totale.

Si les taux venaient à remonter, les assureurs réduiraient cette part sécuritaire et augmenteraient la part de diversification. Pour peu que les marchés financiers soient alors en hausse, le gain pourrait être plus significatif qu’avec un fonds en euros classique, dans lequel la part d’actions est généralement comprise entre 5 et 10 %.

BNP Paribas, qui propose ce dispositif depuis quelques années (il s’agissait alors de fonds dits « eurodiversifiés »), a annoncé en 2014 un gain moyen d’un peu plus de 10 % sur ses deux produits, BNP Paribas Avenir Retraite et Multiplacements diversifié. Mais gare aux miroirs aux alouettes. Il s’agit du taux réalisé sur une année. Celui-ci n’est pas définitivement crédité sur le compte et peut être remis en cause en cas de baisse des marchés financiers. De plus, c’est une moyenne et chaque épargnant a reçu plus ou moins, selon la durée restant à courir avant l’enclenchement de la garantie et le moment auquel il a investi.

Preuve que les limites de l’eurocroissance sont nombreuses, plusieurs compagnies et mutuelles laissent entendre qu’elles ne s’y lanceront pas, car elles estiment les contraintes trop lourdes et le potentiel de rendement supplémentaire trop limité.

Crédit : Le monde – Eric Leroux
Crédits photo : Aris Messinis / AFP

Notre Avis : L’idée est bonne mais reflète bien la politique des assureurs, limiter au maximum le temps accordé à la gestion (supports unités de compte) au cas par cas des contrats de leurs clients. Elit’Valorys

Impôts : la déclaration papier pourrait devenir payante

L’administration fiscale plancherait actuellement sur la facturation de l’envoi par courrier des déclarations et des avis d’imposition. Le tarif de 2 euros par document est avancé.

C’est un projet de longue date et sa mise en place pourrait être définitive dès l’année prochaine. La déclaration d’impôts en ligne pourrait devenir obligatoire en 2016 et inscrite dans le prochain projet de loi de finances. Pour pousser les 37 millions de foyers fiscaux à se tourner vers leur ordinateur, l’administration fiscale commence à réfléchir à une option financière: faire payer les contribuables qui souhaitent continuer à recevoir par courrier leur déclaration de revenus et leur avis d’imposition.
Selon Le Parisien, cette piste est présente dans un rapport transmis il y a quelques semaines aux parlementaires consacré à la «maîtrise des frais d’affranchissements de la Direction générale des finances publiques (DGFIP)».

Pour l’État, la source potentielle d’économie est considérable: En 2014, les frais d’affranchissement de l’administration fiscale se sont élevés à 202 millions d’euros, soit le deuxième poste de son budget après les loyers. Bercy a pointé le secteur comme prioritaire en terme de «revues de dépenses» et les économies possibles en cas de passage au tout en ligne sont estimées à près de 100 millions d’euros. L’an passé, à peine plus d’un tiers des foyers fiscaux avait opté pour la déclaration en ligne.
L’administration fiscale veut donc inverser la tendance et retourner la problématique en «rendant le document papier payant». Le tarif de deux euros par document est proposé. Le prélèvement serait alors directement ajouté à l’impôt dû. Le tarif proposé fait référence à celui qui se pratique déjà en matière de publicité foncière, lorsqu’un propriétaire souhaite obtenir un duplicata d’un acte de vente.

«La ligne rouge» pour les syndicats

Le sujet est lourd et sensible et les agents du fisc restent discrets sur la question. Seule la confirmation d’une solution étudiée «à long terme» est apportée. Car la volonté de faire passer à la caisse les derniers récalcitrants va à l’encontre de la conception même du service public, dont la gratuité est actée pour les démarches annuelles et obligatoires. Cette voie dont l’administration étudie la possible mise en place irrite. «On franchit une ligne rouge, s’agace Vincent Drezet, le secrétaire général du syndicat Solidaires-Finances publiques interrogé par Le Parisien. Ca ne fera qu’accroître la tension entre les fonctionnaires et les contribuables».
Contacté par Le Figaro, Olivier Vadebout, le secrétaire général de la CGT-Finances publiques verrait une mesure qui serait «scandaleuse, on souhaite que le contribuable ait le choix. L’impôt est déjà obligatoire, là ce serait une imposition supplémentaire».

Crédits article : Le Figaro.fr – Maxime Brigand
Crédits photo : AFP – Miguel Medina

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